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FlammeLiquide

Guy, 34 yo, single

Limay - France

S'accorde avec disciples ferventes, aguerries de leurs expériences révélées. Spécificités en contrebas | Les autres ? Un agrément...parfois. Yesterday at 11:50 PM

[c=#ffffff]# La politesse et l'assurance siéent avec l'arrogance aux yeux des gens lacunaires.[/c]


[c=#ffff00]+ Elle est friande de souplesse et de fermeté. Elle conspue les apathiques et les velléités. Elle se régale d'exploration et se délecte de pénétration. Elle est dans l'expectative de s'enticher d'assurés florilèges, teintés de volupté et d'ardeur.

- Elle patauge dans le mensonge et la mesquinerie. Elle a soif de malice et sème le trouble. Elle s'enorgueillit d'avanie et se gausse dans la bêtise. Elle se blinde éhontément d'insanités téléguidées par l'expression de sa déficience frénétique.[/c]


[c=#ffffff]~ Exposition ~


Dialogues mordants.
Sur un nuage d'encens.
Dans la nuée du sens commun.
L'onde des embarcations.
Le brumeux du sillage.


Cet homme multiple n'a pas encore digéré son annonce, et je dirais même qu'il a menti. Il ne mesure pas 1,83m mais 1,58m. À cette échelle (qui me manque souvent cruellement d'ailleurs), ça compte ! Ce sont les deux centimètres qui m'empêchent d'attraper la boîte de coriandre surgelée au fond des congélateurs armoires, et me poussent à siffloter d'un air innocent, en prétendant faire de simples étirements. De toute façon je n'aimais pas la coriandre, en plus ça colle aux dents. Ceci dit, j'ai des mollets dignes des plus grands cyclistes.
Vous l'aurez remarqué, enfin, les valkyries qui auront passé le stade du « j'ai menti », je n'ai pas la lumière à tous les étages, ce qui je dois dire réduit considérablement ma facture d'électricité... non négligeable en ces temps de disette.
Cette description ne vous apprend rien du tout, mais sachez que je m'amuse beaucoup, ne vous en déplaise. Elle vous permet au moins de déceler, par ce flair qui vous caractérise, que j'aime jouer avec les mots, les corps, les esprits, et que j'apprécie d'autant plus les épanchements lorsque tout ceci est embrassé.


Traiter selon les faits.
Donner au mérite.
Prendre à la perspective.


~ Acte 1 Scène 1 : Pantomime ~


Pour commencer cette saignante lecture, voici ce que j'ai à te dire : tout d'abord, je concède à nous divertir de prose. La vaisselle m'est égale, par contre je suis beaucoup plus regardant au niveau de ton implication et de ton application. Les faux-semblants sont rapidement identifiés. De fait, ce qui se veut anodin le demeure.

Sans plus attendre, j'invite la femelle obtus, fanatique de palabres intéressants, à s'amouracher et s'imbiber de ce vernis insipide du côté de sa lune. Une position génocide annihilant pas moins de 90% des passantes.
Tu ne comprends pas ou se terre la saloperie ? Très bien, j'explicite juste pour cette fois. Attentions les yeux :
Réduire tes interlocuteurs à de l'utilitaire tout en attendant d'eux qu'ils te servent la panacée répond à ton hypergamie et je n'ai aucun problème avec cela. Ceci étant, il n'y a aucune chance que cela aboutisse dans la mesure où tu n'as systématiquement rien à offrir en échange. Tu passes le temps, tu es en recherche de compagnie d'infortune, tu es en couple... peu importe. Tu feins le détachement, l'attrait pour la subtilité, mais en réalité tu sais très bien que c'est ton vagin qui te donne accès à tout cet intérêt, c'est ton seul argument. La planification autour de la question est depuis longtemps ficelée. Malheureusement pour toi, par ici cela ne compte quasiment que pour du beurre. Tu fais donc semblant d'arborer une façade de contenance, tout en dénigrant les hommes qui t'abordent. Ceux-là même te proposant comme affaire de tout te prendre sans rien te donner, et c'est très drôle à observer (l'arroseuse arrosée). Pour ne rien arranger, tu montes artificiellement ta valeur en te servant des endormis du coin. Tu fais mine d'être lésée sans jamais faire la démonstration de tes aptitudes brancardées. Où est ta légitimité à brailler de la sorte ? Tu crois vraiment que l'on se sent concernés par tes effets d'annonces ? Tu es maline mais pas intelligente. Les hommes que tu essaies d'attirer à toi ne sont pas dupes. Comprends une chose damoiselle : tout ce que tu désires, ce que tu ne possèdes pas et te dépasse du fait de ta oisiveté, nous l'échangeons très bien entre nous. Plus haut, plus loin et plus longtemps. Si vous le pratiquiez correctement entre vous, les pimbêches, cela se saurait depuis le temps. La raison pour laquelle nous venons dans un premier temps à toi, au-delà de l'évidente détermination biologique (dont tu te plains à longueur de journée mais dont tu as tant besoin pour te faire prendre), est pour une raison d'accomplissement émotionnel. Oui, les hommes sont des romantiques. Même si j'ai horreur de l'admettre. En choisissant de fermer le champ des possibles, que ce soit la gratification une ou deux, il est tout à fait logique que nous te laissions continuer très tranquillement tes jeux de jouvencelle avec des hommes s'enjaillant à l'idée que tu les remarques car inconscients de biens des mécaniques. Clairement, on se fiche éperdument que tu ressentes du déplaisir. Tu nous affubleras même le plus rapidement possible d'un kit redondant d'élogieux qualificatifs (celui de la misogynie étant le plus apprécié), car l'emploie de la logique n'est pas ton fort. Pourtant, j'écris dès le commencement de cette description que je suis certain de ce que j'avance et l'exprime de la manière la plus courtoise possible (courtoisie limitée à l'impératif de justesse). Si tu as des arguments valides à opposer à mon discours la bienséance me pousse à les écouter. Comprends tout autant qu'en utilisant des tournures visant à révéler une éventuelle insécurité de ma part, tu ne fais que définitivement te disqualifier (va voir les définitions d'ad hominem et d'ad personam). Dans l'absolu, l'affaire oppose bons contre mauvais sentiments. Tu recherches avant tout une extasie factice, déconnectée du réel (va voir la définition du solipsisme). En définitive, passer du temps avec toi est une dépense très mal investie. Nous noterons que, bizarrement, lorsque tu te fais expulser, tu n'en fais pas ou peu état. Dans un monde hostile, avec ce comportement de parasite, le diagnostic est sans appel. Sélection naturelle. Nous avons bien compris que la seule raison pour laquelle tu te permets cette attitude est parce qu'il y a d'autres hommes, ailleurs, qui subviennent à tes besoins stratégiques. Au final, on sait que soit tu n'es qu'une pauvre fille en quête d'attention soit tu ressens le besoin d'ajouter des options à ton bras, au cas où... (ce qui est encore pire). La prochaine fois qu'un random viendra te proposer de t'utiliser sans contrepartie, souviens-toi de ce petit paragraphe et de tous ces laquais que tu consommes et honnis pour ton plaisir émotionnel exclusif. L'on se demanderait presque pourquoi les hommes formulant ces fondamentaux sont si souvent attaqués. D'aucuns diront que des forces occultes se passant le flambeau d'époques en époques ont statuées que ces phénomènes complexes et insaisissables sont bien évidemment dus à la combinaison trinitaire préférée de ces charmantes égéries : double standard, hypocrisie et... (le reste du parchemin étant illisible, le secret ne sera jamais entièrement connu du public).

En toute franchise, venir à moi sans annoncer tes intentions ne te vaudra que mon indifférence. Par défaut, tu ne fais que me communiquer la bagatelle d'occuper ton temps en dilapidant le mien. Bien sûr tu feras l'innocente, on connaît la musique. Les tactiques sémantiques usuelles sur le naturel, les bienfaits de l'aléatoire, le croustillant qui s'achemine de lui-même. Des propos ne faisant que surligner ton état de dépendance. En effet, je n'ai jamais vu un clampin obtenir ce qu'il voulait en ne prenant pas les choses en main. Laisser faire c'est systématiquement se planter. Il faut littéralement être un aliéné pour considérer les insanités d'une enfant chaloupant en vase clos. Affligée de la folie consistant à se lancer inlassablement dans des campagnes larmoyantes afin que la becquée lui soit inconditionnellement attribuée. Prêchant des vertus imaginaires tout en étant le genre à avoir l'outrecuidance de prôner son indépendance. Cette espèce qui ne voit ces hommes que comme des godes câlins, encensés du privilège de servir de géniteurs. De grands chiens aux ordres, jugés aptes à la protection. Péons mexicains assignés aux durs labeurs et portefeuilles imprimant la monnaie. La romance ayant pour seul objet d'allumer le foyer vide de la muse. Tôt ou tard, ces pigeons, qu'en réalité elle déteste, sont sans surprise largués lorsque l'ennuie pointe le bout de son nez. On entendra d'ici la déité incanter la chanson de la victime avec comme refrain « moi, je, moi-même ». Du côté des doués de raison c'est tout un travail de communication, d'argumentation et de négociation qui se met en place. Des paroles suivies d'actions concrètes. C'est l'expérience qui parle et cette fiche ne fait pas exception. Nie donc tant que tu veux l'abîme qui t'habites et te hante. Celui qui pousse l'esseulée inconsistante que tu es à te vanter d'évoluer dans le sensitif. Là où la cacophonie, le désordre, les contingences, l'aspect labyrinthique et l'étendue indéfinie font office de refuge. Tragédie oblige, la clarté des faits et de la démonstration te laissent sans échappatoire. Et ce n'est pas très gentil de leurs parts. Vilains tortionnaires difformes, abominations. Si rudes, impassibles et cruels. Produits fondateurs du Malin, destructeur d'allégresse.

Qu'on se le dise d'entrée de jeu : les messages différés ont cela de formidable. Ils confèrent la délicieuse propriété de permettre à la rédactrice de composer en étant davantage en corrélation avec le dessein à développer. Fais-en bon usage. Surtout si tu es du genre à bassiner tout ce qui gesticule avec tes auteurs ici... et là. Hop, tu ne m'as pas vu venir : citations scud et napalm, german suplex d'érudition et autres memento selfie. Ce n'est pas comme si cela me transportais, que le fait de régurgiter tes lectures me galvanisais. Mémoriser ce n'est pas comprendre. Exprimer ses émotions ce n'est pas penser. Se laisser porter par le courant ce n'est pas expérimenter. Fais très attention à la manière dont tu me sers ta soupe.

Réfléchis et pose les bonnes questions car je ne te prendrai jamais par la main. De plus, comme tu te sens dotée d'une personnalité qualitative, tu t'abstiendras heureusement d'essayer de me charmer afin que je plonge avec toi vers d'ineptes et moribondes aventures au sein des ruisseaux de l'effacement.


~ Acte 1 Scène 2 : Mise en scène ~


Maintenant que tu es introduite à l'univers, je vais m'exprimer de façon plus générique. Car oui, fatalement, il est beaucoup plus difficile d'être compris par tous plutôt que par une monographie d'universitaires. À ce propos, l'on observera que les gens de peu de perspectives confondent la qualité de l'écrit avec l'esthétique de celle-ci. C'est-à-dire que le jargon universitaire est élevé à l'esthétique de la finesse et de la complexité. Or, il ne s'agira là que d'une apparence. En substance, le discours est souvent confus et lorsqu'il est ramené à un langage courant cela dit bien peu de choses. Quelques escrocs jargonneront donc toujours passionnément en jouissant du mépris qu'ils assènent à un public fasciné par les accords de la parole magique, la résonance de la pensée sophistiquée. Images brumeuses d'intelligence, extrapolée d'une culture associée. Un exercice qui à un certain stade d'expérimentation prend une toute autre dimension (je te laisse le découvrir par toi-même). À mon niveau, tu sauras que j'adore jouer avec mon auditoire. C'est probablement la seule sorte de distraction que je distribue gracieusement.
Les plaisirs s'additionnant, il est au demeurant cocasse d'observer que la peinture stylisée émoustille visiblement et durablement un paquet de monde. Extraits non-exhaustifs (c'est voulu) :

« Tu es ridicule, valide-moi s'il te plaît. »

« C'est beau, je t'admire tous les jours. »

« Tu te crois supérieur ? Divertis-moi pour voir. »

« Pourquoi tu m'ignores... ? Pourtant, je rampe. »

« J'aime corriger tes fautes de français, c'est tout. »

« Tu m'intrigues... je m'ennuie énergiquement mais je ne te l'avouerais qu'à la fin. »

« Hey l'ovni ! Ça marche au moins ta méthode ? Cela ne m'intéresse pas du tout. »

« Tu en fais beaucoup trop pour l'endroit, rejoins la fratrie des benêts. »

« Perlimpinpin. Arguments... ? C'est évident ! »

« C'est de toi ? Parce que je commence à me demander si apparaître sur un tchat n'est pas un peu suffisant. »

« Dégage, tu soûles ! J'ai la nausée mais je suis incapable de faire la juste corrélation. »

« Oh non... trop exigeant pour mes recherches de gens intéressants. »

« Rien compris... mais plein de laideur, pour sûr. »

« J'adore, je tenais à te le dire. Cependant, je ne corresponds pas... qu'est-ce que je fous là au fait ? »

« Un cas psychiatrique... mais moi je suis pure empathie, hein. »

« Tu ne trouveras pas ce que tu cherches, juste moi sur ton chemin. C'est pour ça qu'il ne faut pas que l'on se parle. »

« Nous errons et vampirisons, nous sommes Légion... oklm, je m'en fous mais j'en parle quand même. »

En vérité, en venir à revêtir sérieusement un costume dit distingué, chic, classe... franchement. D'où proviennent toutes ces terminologies ? Y a-t-il ici une seule personne ayant du sang bleu ? Qui rêve de s'en insuffler ? Il y en a certes qui adorent ça et font carrière là-dessus. À quel prix si ce n'est brandir ainsi fièrement l'incapacité à produire toute alternative. Le chant des sirènes. En ce qui me concerne j'ai bien des cordes à mon arc et je n'en ferai jamais le concret étalage.


~ Acte 1 Scène 3 : Canevas ~


Du coup : pas de strip-tease ? Adios le m'as-tu-vu ? Très bien (même si je ne vois pas ce que cela change dans le fond) mais alors bouge-toi les fesses. Vois-tu, la stérilité d'une rencontre provient avant tout de trois volontés toutes simples : le confort des situations usitées d'abord, ensuite vient la trouille de vaciller en allant au-delà de ses habitudes et enfin myriades d'objections superflues. Avant de poursuivre et par ces éléments, pose-toi la question de la finalité de ton entreprise (là, tout de suite, ici et maintenant). Car permets-moi de très sérieusement douter de la noblesse de tes effusions, ainsi que du caractère irréprochable de la souplesse de tes mots épurés et construits. Le sens commun à son paroxysme.

Dans ces conditions : s'inventer une prestance, un caractère transparent et une exaltation pour les joutes suivies fait périodiquement glisser vers une lumineuse extinction. Quand bien même il y aurait présence, ces choses-là se constatent et insister pour en afficher l'image tend à suggérer son inverse.

Prends acte, et ce en lettres capitales, du fait que je sois un homme soucieux de l'action concrète. Ce qui signifie que je considère tout lieu d'interaction avec autrui (ici par procuration) comme étant un médium et non un sous-univers. Futile que la gazelle qui s'étonne, ou pire s'offusque, de devoir déglutir ses chimères dactylophiles en se dévoilant physiquement tout en s'exprimant oralement.

À l'opposé, un effort pathologique est déployé afin de compartimenter le monde des réseaux. Une gymnastique propre aux individus manquant péniblement d'habilités afin de faire passer des velléités pour des considérations effectives. D'une précision redoutable, ces êtres de lumière s'époumonent à dire que l'absence de contours autour d'une personne déconcerterait certainement. Qu'il s'agirait là d'une position qui préserverait les esprits maniaques de bien des tentations. Que l'anonymat aurait cela qu'il permettrait à n'importe qui de pénétrer les sujets et les êtres avec une aisance remarquable. C'est en ces termes qu'une frange entière de la population de Skyrock se présente à moi. C'est ainsi que vous espérez chuchoter dans les enceintes de ce monde, qu'ici, nulle part, tout ne tiendrait qu'à la volonté des instants ? Je serais plutôt d'avis de voir en ces assouplissements un vague vent d'effluves articulé par des fantômes ennuyés et/ou trop lâches pour se risquer. À cet endroit, le maître-mot est duplicité. Terreau profondément adulé par les teigneux et les déviants en tout genre.

Pour ma part, je ne m'investis qu'en compagnie d'êtres humains enracinés et tournés vers le développement de leurs potentiels. J'appuie sur l'authenticité tout en exposant très tranquillement mes légitimes exigences. Dès lors, tu comprendras bien que les échanges romancés entre avatars abstraits génèrent en moi une passion très limitée. J'ai cela dit bon espoir qu'un jour, à défaut de s'afficher eux-mêmes, les anonymes sachent juste contenir l'irrésistible envie de pénétrer par interrogation mon intimité. J'assume mes choix alors soyez cohérentes en enlaçant avec davantage de conviction les vôtres. Notez au passage que la dissimulation se marie à merveille avec l'éviction.

Les jeunes pousses ne sont pas ignorées. Par contre, ne vous attendez pas à un quelconque laxisme. Vous abordez un être entier alors je vous suggère de faire preuve de discernement. Au moindre écart, je sabre.

Toutes ces directives pourraient être jugées comme étant ubuesques. Or, à mon échelle, nous sommes en présence du minimum syndical. Pour évoluer de manière constructive, il est requis de mettre en place un cadre strict. Ces simples mesures permettent de rappeler à toutes personnes ayant un semblant d'amour-propre et de kilométrage que je ne sympathise pas avec ceux qui se présentent sur les réseaux afin d'ajouter davantage de désoeuvrement dans leur quotidien.

Internet, ici Skyrock, c'est surtout un outil. Un moyen de partager ses centres d'intérêt de façon plus ou moins ciblé. Un peu comme les clubs, associations et centres d'activités en tout genre. C'est pour cela que comme tout être éclairé le sait, se soustraire à y mettre du sien dépossède de la liberté et tend à rendre l'oeil habitué à l'obscurité sensible à toute forme d'apport irisé. Aussi, l'endroit peut être blâmé en le rapprochant d'un dépotoir. Il n'en demeure pas moins que le chatoyant est le résultat de la combinaison de prises d'initiatives. Les interactions en présence étant le fait des agissements de ses utilisateurs, la fatalité n'appartient qu'aux irréductibles inactifs. Nous progressons dans un monde libéral, pour de vrai. Ou les opportunités ne sont limitées que par l'action, c'est-à-dire le risque et le suivi entreprit tout du long. Moins il y en a, plus les immanquables métastases prennent de l'ampleur. La position médiane de sécurité n'existe pas. Alors, étant censés s'acoquiner par paire, essayons au mieux d'éviter l'aboulie ainsi que ses lieutenants du meuble et déménagement.

Ah. J'oublierais presque de signaler quelque chose de fondamental : tolérance zéro en ce qui concerne la démarche qui consiste à confondre les livres interactifs et les hommes.


---------------------------------- Entracte -----------------------------------
Le plus souvent on ne veut savoir que pour parler. Autrement, on ne voyagerait pas sur la mer pour ne jamais rien en dire, et pour seul plaisir de voir, sans espérance de ne jamais rien en communiquer.
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~ Acte 2 Scène 1 : Hors-scène ~


Pour cette seconde partie et afin d'agrémenter le tout, parlons un peu plus avant de moi.

Je suis ce qu'on appelle avec ambiguïté un "geek". Casanier qui plus est. J'apprécie la tranquillité de la nuit, la pluie, les pommes acides et me plaît à palabrer en comités particuliers. Mais, reconnaissons-le, il n'y a extasie véritable que lorsque je me projette corps et âme au coeur de mes aventures ludiques et artistiques. À posteriori (ou en parallèle suivant la situation), j'ai plaisir à entrecouper ces phases de quelques dialogues et activités plus ou moins denses avec la gent féminine (pas d'arguments = pas d'association).

Brun, type à définir... faites votre choix : méditerranéen, du moyen-orient, "métissé", des îles de l'océan indien... J'ai eu droit à bon nombre de spéculations sur ma généalogie (de parents marocains pour ceux qui s'en affligent ou pire s'y intéressent). À part ça je suis bien formé, avec deux yeux et pas trois, quatre en comptant les lunettes, plus un pour la critique et un autre pour tâtonner le monde. Je ne donne ma confiance qu'une seule fois et jamais par compromis ni par faveur.

J'ai le pardon le plus sincère et le plus difficile (impossible ?) au monde. De loin, j'aime mieux ne pas épiloguer, quelle que soit la situation. Il est par ailleurs totalement vain de me faire bénéficier de ton opinion sur la question. N'essaie même pas la psychologie inversée et autres tactiques, car dans ma généalogie j'ai aussi des gènes en terme de manipulation.

Prends note que, comme beaucoup de personnages de constitution, j'aime avoir l'exclusivité. Je tolère pas mal de choses, surtout quand vient le moment de quitter. Il faut juste savoir que je n'aime pas voler ni quémander la place ou le temps de quelqu'un d'autre. Non. Je préfère céder ma place, déguerpir.

Capitaine sur mon bateau, je tri sur le volet mes passagères. Ainsi, je ne souhaite en aucune façon materner, éduquer, entretenir ou même supporter l'intempestive tantôt hystérique, tantôt névrosée, me prêtant toujours, au final, des attributs originaires de son hâve paradigme de pensées. Donc, néophytes et dégénérées s'abstenir. Toute négociation est prohibée.


~ Acte 2 Scène 2 : Noeuds ~


Certains essaieront de rabibocher leurs fous rires ainsi que leurs tentatives de faire preuve de dédain à coup de répétitions. Ou ça bégaie, ou ça radote. Dans les deux cas, ça craint le pâté. Si sagace sous-entendue existait, ceux-ci auraient déjà réalisé l'inanité de leurs interventions. Cette persévérance illustre certes une passion dévouée à faire, face au nébuleux miasme de la médiocrité et sans effort aucun, briller la cible par vagues successives et quotidiennes. Ces petits encadrés le restant, l'orgueil n'en sera heureusement que momentanément entaché. Chose utile lorsque la récidive est compulsive, n'est-ce pas.

Au hasard de mes furtives lectures, je suis amené à lire bien des foutaises. À l'image, par exemple, de celle qui stipule qu'une bête, l'homme, opprimerait une diva, la femme, depuis des millénaires. Que ces messieurs n'auraient l'exclusivité que de leurs tares ataviques. Ces sémillantes colombes voudraient fonder l'état non pas sur la solidité des vertus mais l'impunité des vices. Des déesses et des sauvages. Il s'agit là du genre de divagations avec lesquelles il est d'utilité publique de se montrer intransigeant. Exception formulée, j'ai quand même un léger faible pour le caustique tout en finesse. Presque une caresse traîtresse dont on gratifie les ameutés. Le genre de complainte assassine qui prendrait pratiquement la forme d'un compliment pour qui manque d'entendement. Mais cela, je ne l'emploie qu'extrêmement rarement ou alors il faut vraiment que vous le méritiez... et encore, ce n'est pas garanti.

Je peux parler, énormément, mais je n'aime pas particulièrement me raconter. C'est une remarque qui revient sporadiquement. Autre fait visiblement étonnant, je précise donc que la vulgarité n'est en cas aucun cas éliminatoire. Nul doute qu'il s'agisse là d'un revêtement poignant. Encore faut-il savoir s'en servir et ne pas passer pour un lourd cherchant à se faire remarquer. En revanche, les assouplissements d'élégance, de raffinement, branlons-nous les synapses, sont des attitudes qui croyez-le ou non me dérangent bien davantage. Je me satisfais de mes sorties en restant relativement pauvre et négligé. Si un déséquilibre apparaît, quel que soit sa superficie, je n'hésite pas à fomenter les justes sabotages. Je mange du pain sec avec de l'eau non potable. Je vis dans un carton. Je n'ai rien de valeur et ne subsiste que grâce aux contributions des passants. Je suis enfin beaucoup plus souvent enclin à être cru et indélicat que courtois et maniéré. Tel est mon profil. Les individus sensibles aux tendances romanesques et à la représentation de la beauté devraient à présent être habités par une opulente inappétence. Bon débarras.


~ Acte 2 Scène 3 : Personae ~


On va bien sûr éviter de s'en tenir là, dans l'espoir (au carré), aussi vain soit-il, de finir de décourager les gens de mauvaise compagnie. Et puis, comme chacun le sait, je suis un grand timide.

Barbare de haute voltige de mon état je ne bouquine pas, ni ne me rends dans des lieux magnifiant les arts. Bien sûr, j'ai maintenant les internets pour avoir une brève idée de ce qui, sur le moment, attise ma curiosité. Toutefois, l'ensemble de mes connaissances ont été acquises empiriquement, au hasard des rencontres et des conversations. À force, certaines choses sont absorbées (bon gré mal gré). Lorsque nous assimilons quelque chose, une couche de voile s'en va et jamais plus nous ne serons les mêmes... les joies de la révélation et de l'expansion de l'imaginaire par-dessus le marché. Parvenir via le croisement des représentations, au travers de l'exercice de la pensée, à toucher du doigt ce qui paraissait auparavant brumeux voire d'une autre dimension. Oui, j'y tiens. Je ne suis pas cultivé pour autant. Ceci étant dit, forcément, il est inutile de me demander des sources ou de me balancer des références car il y a de grandes chances que je ne sache pas du tout de quoi il est question. De plus, c'est à peine si j'arrive à me souvenir du nom des gens, des dates des événements. J'oublie rapidement les formes pour n'en garder que l'essence. Aborde directement les idées défendues si tu souhaites une interaction dans ces eaux-là.

J'envisage que nous nous satisferons de liens communs et jouerons à qui va posséder qui ou tout autre échange dynamique de ton choix si tu as des idées intrépides. Distrayons-nous tranquillement, à la seule vue de nos regards privilégiés. Mais, quand même, ne sois pas trop pointilleuse dans tes attentes car je ne suis pas vraiment un aficionado des discussions sur fond blanc et terne. J'aime mieux te voir, t'entendre, que de t'écrire des formules dont tu ne seras jamais texto gratifiée de ma bouche. La désincarnation des genres amène son lot de compensations et exacerbe mon penchant pour l'outrance. Précisons par ailleurs que, contrairement aux idées reçues, fréquenter encore l'endroit démontre tout de même un certain engouement à créer des liens consistants. Il est à noter que les technologies et habitudes connectées ont une expansion certaine. La pléthore de nouveaux médiums a largement de quoi ravir tous les mordus de modernité. Mais, il faut le dire, ceux-ci n'ont pas vraiment pour prérogative d'encourager ses utilisateurs à prendre le temps de sélectionner. Le format vieille école de Skyrock m'apparaît tout de même plus... vivifiant dira-t-on.

Maintenant que tu es un peu plus avancée sur le chemin et pour parler réseau social, je te laisse songer un temps à ces quelques #Hashtags : je t'invite à t'éprendre d'intrigues, aux mélanges qui font sens, à témoigner de tes expériences du monde, tout en t'abandonnant dans des plaisirs partagés. Laisse derrière toi tes volitions intellectualistes, ces simulacres encombrants. Mais surtout, comme précisé précédemment, toute volonté d'interaction toxique. Cela va de soi.

N'oublies pas que s'il te venait à l'esprit de te jouer de ma figure tu recevras une sanction très méchante. De plus, ton animal domestique ne te sera rendu que moyennant une importante rançon. Tu comprendras aisément que je ne compte aucunement mettre sur un trône les futilités. En cas de déviance, je me ferai un plaisir de trouver un châtiment digne de cette impertinence. Ta famille sera également enlevée et torturée.


-------------------------------- Entracte -------------------------------------
Il existe un moment que les marins appellent étale. Intervalle de temps où la marée n'est ni montante ni descendante. Le niveau de la mer reste sensiblement stationnaire. Un moment où le temps est figé, là où tout est calme et paisible. Le seul inconvénient c'est qu'il n'est pas éternel. L'on a beau vouloir que certaines choses restent suspendues dans l'immensité... cela n'arrive jamais.
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~ Acte 3 Scène 1 : Coup de théâtre ~


C'est bon, tu es bien installée ? Parce qu'à ce stade j'hésite à t'apporter une collation.

On enchaîne avec cette troisième et dernière partie. Rentrons dans le vif du sujet. Je vais très sereinement te lister quelques règles d'usage et de bonnes synergies. Je vais te raconter ce que tu ne liras jamais des hommes pleutres.

L'art et la manière de s'introniser, ou cibler la procédure adéquate dans l'optique d'accoucher d'un aperçu indicatif n'est pas une mince affaire. Mes desiderata se dessinent comme tels : une expression correcte est de rigueur. Un langage châtié en ma présence sera du plus bel effet et bénéficiera d'un regain d'intérêt en conséquence. Tout ce qui a trait aux abréviations est résolument à proscrire, à défaut je me permettrai de t'éconduire, sourire aux lèvres, vers la sortie. Les fautes de français ? Je n'en ai cure. Je ne compte plus le nombre de fois où je suis repassé par-dessus l'affaire pour en corriger les manquements. Et comme tu peux à présent facilement te l'imaginer, mon approche fait grincer des dents tout bon grammar-nazi. De plus et ce pour différentes raisons, je peux même être amené à sciemment altérer les structures. Par ce biais, le champ des possibles s'accroît. De mon point de vue, le langage auquel nous recourrons n'est qu'un entremetteur parmi d'autres. Ce que je pèse continuellement réside bien davantage dans le passage des informations. Montre-toi donc simplement capable de faire passer crème ta communication. C'est déterminant.

Au cours de mon périple la félicité m'a enjoint. Ainsi, j'ai un attrait inexistant pour les associations platoniques. Tu sais, ces rapports vaporeux stimulés par un engorgement de termes chastes censés symboliser une illusoire attache. Pour aller plus loin, je dirais que je répudie toute logorrhée dont l'ossature schématise les contours d'une prétendue affection se mouchant sur la notion d'une entente de cet acabit. Par la même, je me dévête de toutes expectatives en la matière, optant en faveur d'un échange à mille lieux de favoriser la propension d'une hémorragie lacrymale.

N'étant pas friand de l'incomestible, j'attends de toi que tu prennes toute la mesure de mes propos. Ton ouverture sur l'universel te fera méticuleusement exprimer avec enthousiasme tes inclinaisons les plus ardentes, qu'elles soient intuitives ou instinctives. Les paroles licencieuses font partie intégrante de nos échanges d'escrime. Savoir manier l'ambiguïté autour du sexe est aussi un atout. Tout mouvement n'est dès lors qu'équilibre entre adresse et vaillance. En outre ne t'égares pas en chemin, car la fantasmagorie est ici le Péché Originel. Il est tout à fait exclu, comme toute bonne nymphe sans qualité, de te contenter de te gargariser de projections astrales.


~ Acte 3 Scène 2 : Didascalies ~


Si tu passes, amorphe, avec des salamalecs ou autres joyeusetés de l'inconstance, en t'attendant certainement à ce que je me précipite le premier sur le clavier pour me fendre d'un poème qui te dira, saupoudré d'emphase, à quel point ta passivité exulte mes vieux os : tu peux avidement continuer de te masturber là-dessus.

Si ta fiche est vide de tes propres couleurs, cite abusivement ou s'imagine que s'appesantir en tag/vidéos va m'inciter à rebondir par ces biais : oui, je me suis donné du mal à remplir de mes particularités cet espace alors je vais forcément l'avoir mauvaise.

Si tu as le merveilleux projet de recevoir sans délivrer, tu vas vite te rendre compte que ma conversion à l'éventail de tes ineffables qualités auront pour effet de me réduire à quia.

Si ta photo est introuvable sur ton espace et qu'en privé tu n'émerges pas dare-dare, sois assurée que je vais subitement t'abandonner.

Si tu as les cheveux courts (exception faite d'un bon carré plongeant que je ne m'explique pas). Car désolé mais quand ils sont longs c'est infiniment plus sexy et pratique pour s'accrocher.

Si tu es trop "ronde" ou trop "mince", tes chances de capturer mon intérêt viennent d'être réduites à néant. Tout à fait, je suis la cruauté incarnée.

Si tu ne cherches pas un minimum à me cerner et que tu attends patiemment que je relance sans cesse cette conversation, pour le moins endiablée.

Si tu préfères échanger 255 mails, chacun d'entre eux espacés des 24h réglementaires, plutôt que de prendre rendez-vous. Madame la marquise de la correspondance.

Si au lit tu préfères faire l'étoile de mer, que pour toi faire ta prière ne rime pas avec adoration.


~ Acte 3 Scène 3 : Deus ex machina ~


D'ailleurs, je ne fais pas le premier pas. Même si, il est vrai, je dévoile tout de suite certaines cartes. Jadis, je dialoguais sur les réseaux en parfait anonyme. Je faisais avancer mes pions en totale opacité. Mais je dois t'avouer que les échanges textuels m'apparaissent aujourd'hui des plus soporifiques. Alors oui, je comprends bien que tu puisses avancer visage masqué et à distance gardée. Seulement voilà, ce temps est de mon côté révolu. Je ne te permettrai donc pas de jouer avec les probabilités. À présent, je rejette les échanges virtuellement centrés et d'emblée caducs du genre « Tu aimes quoi ? » et « Tu recherches quoi exactement ? ». Ils sont voués à s'éteindre de manière précoce et ne sont que très rarement teints d'ambivalence. Je me dévête également de l'affliction de m'entretenir avec des personnalités... dégarnies. Par la même, je ne suis guère friand de drôleries d'angoisse ou autres précautions d'accroche. Fais donc immédiatement une percée dans les affaires qui vont nous rassembler. Il n'y a pas lieu de m'interroger sur ce qui est ici parfaitement étudié. Dans le cas contraire, ne t'étonnes donc pas d'être ignorée. M'appesantir sur des hors-sujets ne me ressemble pas.

Si je devais aller au plus court, de but en blanc, et afin de filtrer dès la première seconde, je choisirais d'écrire très sobrement « j'aime la tarte aux pommes, on nique ? ». Eh oui, ça secoue. Sachez, mesdames les mécontentes, les étonnées ou les choquées que moi aussi j'ai des besoins sexuels et ce n'est pas de la fantaisie qui peut y palier (je m'en lasse très vite). J'en deviens maussade surtout quand ça part en connerie. Faire de l'esbroufe ou vouloir m'impressionner ne marche pas. Escompter de m'épater avec des niaiseries sensuelles et autres mises en bouche visuelles ne remplacera jamais l'authenticité d'accueillir un bon coup de reins.

Dire cela ce n'est, paraît-il, pas très fin et encore moins stratégique comme déclaration (et mon cul c'est du poulet). Que dire alors ? Que j'exècre aussi les gens de peu de mots. Qu'à mon sens je ne suis pas particulièrement intéressant. Me situant dans la moyenne des hommes de ma tranche d'âge, aspirant à rencontrer des femmes bien sous tous rapports (sous-entends big boobs only), en connaissance des motivations déclarées qui les amènent à agir et qui sauront, en parallèle, avoir leurs propres activités. Les mots épris sont appréciés, il en faut. Il n'en demeure pas moins que l'étreinte est incomparablement plus délicieuse. En vérité : les boniments, jusqu'au bout de la nuit, très peu pour moi.


~ Dénouement ~


Bien. Tu as lu jusqu'ici et tu as tout compris ?
C'est important, car je ne réponds vraiment qu'à la condition que tu me présentes un menu acceptable tout en ayant des arguments conséquents (à toi de deviner cette fois de quel ordre est cette phrase).

Intègre que pour ma part ce sera beaucoup de sarcasme, du mystère et une ribambelle de badinages dont nous aurons oubliés les grandes lignes dès demain.

Chacun n'a plus qu'à se débrouiller pour générer un plus grand intérêt chez autrui car c'est le seul moyen d'être viable. Tâche juste de ne pas me faire avoir à réitérer avec toi ces affirmations. Preuve ultime d'inconsistance s'il en est. En ce qui concerne mes attributs, tu es seule juge. Les regards ont libre court et tracent leur chemin.

À supposer qu'à la lecture de cette fiche tu ne cristallises pas, craintive d'un trop plein d'attention, tu devrais avoir ce qu'il faut d'indépendance et de structure pour t'engager avec moi vers bon nombre de péripéties. Gageons que nous y trouvions la plénitude. Car il faut bien se l'avouer : la sincérité... c'est le pied.

Je m'arrête là pour aujourd'hui. Syndrome de la page plus tellement blanche et du clavier qui fume allègrement. Ce qui au bout du compte, si tu as été attentive, va nécessairement produire une adhérence.

Pourvu que le panorama t'ait captivé : écris-moi par le biais de la messagerie privée. Fais-moi part de tes dispositions en te répandant assidûment. On partagera alors peut-être d'autres horizons.

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Ce compte est quasi perpétuellement connecté. Aussi, pour des raisons évidentes, je ne suis pas spécialement au taquet des notifications. Alors même si je lis bien souvent des propos carencés, je reste convaincu que l'activité cérébrale t'animant tout au long de tes pérégrinations soit en mesure de tirer les conclusions qui s'imposent.
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